Histoire du Burundi

 

Les premières traces archéologiques d’un État burundais remontent au xvie siècle dans l’Est de ses frontières actuelles.

A partir de 1903, le Burundi fait partie de l’Afrique orientale allemande. Après la Première Guerre mondiale, le pays tombe dans le giron de l’Empire colonial belge qui s’appuie sur l’aristocratie tutsi.

L’indépendance du pays est proclamée le 1er juillet 1962, date alors choisie pour célébrer la fête nationale, et le roi Mwambutsa IV établit un régime de monarchie constitutionnelle qui sera aboli en 1966.

“La tribu des Tutsis qui compte entre 10 et 15% de la population y domine et y dépouille de ses droits celle des Hutus, lesquels sont cinq à six fois plus nombreux. Le pouvoir politique central reste un monopole Tutsi. En 1987, 13 sur 15 gouverneurs de provinces sont Tutsi, et la totalité de l’armée aussi”. Des heurts ont lieu entre Tutsis et Hutus dans les années 1960. En 1972, l’insurrection des Hutus contre le régime dictatorial du président Tutsi Micombero est durement réprimée, les massacres atteignent plusieurs dizaines de milliers de victimes chez les Hutus (estimation 100.000).

Les conflits latents entre Tutsis et Hutus se poursuivent dans les années 1970 et 1980 et débouchent sur la guerre civile burundaise en 1993. Au début, des milliers de civils tutsis sont massacrés par leurs voisins hutus. Puis l’armée réagit très violemment comme en 1972, et engage une répression très dure et massacre des Hutus. Au total 50 000 à 100 000 personnes (à majorité hutu) sont tuées.

Une nouvelle Constitution, de transition, est promulguée le 28 octobre 2001, établissant une alternance « ethnique » du pouvoir, la présidence et la vice-présidence changeant tous les 18 mois, alternant Tutsis et Hutus. L’accord d’Arusha entre en vigueur le 1er novembre 2001 mettant un terme au conflit.

Le CNDD-FDD (hutu) parvient au pouvoir dans les années 2000. La crise de 2010 fait ressortir les tensions entre communautés faisant craindre de nouvelles violences.

 

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